Lamine FALL, manageur d’Alioune Mbaye Nder : « les artistes peuvent très bien porter le flambeau du développement dans notre pays. »

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M. Lamine FALL est le secrétaire général de la Coalition Interprofessionnelle des Producteurs Editeurs Phonographiques du Sénégal communément appelé CIPEPS. Elle est une association de droits sénégalais qui regroupe l‘ensemble des bailleurs de fond de la musique sénégalaise. Par ailleurs Lamine FALL est aussi est le manageur du chanteur Alioune Mbaye Nder. Pour mieux connaitre cette coalition de professionnels, son rôle, ses projets, ses réalisations ses difficultés etc. dakarmusique.com s’est adressé au SG de l’association. Entretien.

Dakarmusique.com : qu’est-ce la CIPEPS en fait ?
La CIPEPS est né en 2003. Dans la CIPEPS on retrouve tous les labels de musique du Sénégal formellement constitués, il s’agit de Studio 2000 d’El Hadji NDIAYE, Prince Art, Syllart Production, les distributeurs de Sandaga tel qu’Oumar GADIAGA, Afrique Musique Production etc. en gros la CIPEPS regroupe les producteurs de musique du Sénégal.

Dakarmusique.com : quels sont les objectifs de la CIPEPS ?
Le 1er objectif de la CIPEPS c’était de réunir l’ensemble de ses membres pour défendre leur cause, après il y a eu une communion de points de vue autour des problématiques de l’industrie musicale sénégalaise cela veut dire quoi ? En d’autres termes le combat qu’a menait essentiellement la CIPEPS c’était le combat contre la piraterie, qui est un maux qui a fait presque fuir tous les producteurs, car il n’y a qu’aux pirates que leurs investissementsont apporté du profit. D’ailleurs c’est la CIPEPS qui a initié les marches contre la piraterie, dans la même continuité des commissions ont eu à être créées avec la BSDA dans ce but de formaliser l’industrie musicale etc.

Dakarmusique.com : après quelques années d’existence si vous aviez à tirer un bilan, il serait lequel ?
Ça serait un bilan très satisfaisant ! Aujourd’hui la CIPEPS a servi de cadre à l’ensemble des producteurs de musiques sénégalaises, et c’est ce qui a fait naître la plateforme de l’association qu’on a eu à soumettre au premier ministre de l’époque qui était M. Maky SALL, ceci a eu comme effet la hausse des redevances que payaient les télés au Bureau Sénégalais des Droits d’Auteur ; à cela on peut adjoindre la création de la brigade de lutte contre la piraterie, qui est née de la rencontre entre la CIPEPS, les acteurs de la musique et l’ancien Premier ministre de l’époque M. Maky SALL.

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Dakarmusique.com : avez-vous un quartier général ?
Oui la CIPEPS existe ! Je peux noter qu’à l’époque l’ancien ministre de la culture M. Mamadou Bousso LEYE avait octroyé un financement à la CIPEPS pour acquérir un siège qui se trouvait à l’époque à Sacré-Cœur ave une partie du financement qui avait été débloquée, l’autre partie, la CIPEPS ne l’ayant pas reçu, donc aujourd’hui le siège de la coalition se trouve en ville.

Dakarmusique.com : quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté ?
Les difficultés de la CIPPEPS sont multiples hein ! La principale difficulté que rencontrent presque toutes les coalitions est notamment celle de réussir à obtenir un siège pour suivre et coordonné ses activités. Les principales difficultés c’est cela, mais au niveau  de la réflexion les idées sont là, les motivations sont là pour mener à bien les combats de la CIPEPS. Si nous parlons maintenant généralement de la corporation des producteurs de musique, les difficultés que rencontrent les producteurs globalement c’est qu’on note une vraie mutation des marchés de la musique.

Dakarmusique.com : par ailleurs vous êtes le manageur d’Alioune MbayeNder, comment est l’homme humainement ?
Humainement il très bien ! C’est un homme très hargneux, il ne lâche pas l’affaire, c’est quelqu’un qui y croit. Sinon il a une bonne marge de progression et il a encore des choses à prouver.

Dakarmusique.com : un dernier mot.
Ce que je vais dire aux gens et surtout au pouvoir public c’est qu’il y a une interaction nécessaire entre culture et développement, pour se développer dans nos pays il faut passer par la culture, car nous avons des artistes qui ont une créativité débordante, les artistes peuvent très bien porter le flambeau du développement dans notre pays.

Par Moustapha KORERA, DAKARMUSIQUE.COM
[email protected]

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