jazz_dakarLes rideaux du festival international de Jazz à Dakar sont tombés samedi. L’édition 2010 a été marquée par des prestations d’artistes africains, américains et européens qui ont égayé le public de l’Institut français de Dakar par de belles mélodies de Jazz d’ici et d’ailleurs.

Etablir un pont culturel fécond entre l’Afrique, qui est le berceau de l’humanité et aussi terre d’origine du Jazz et les autres parties du monde, voila l’objectif du festival international de « jazz à Dakar » qui a pris fin ce week-end à l’Institut culturel français Léopold Sédar Senghor de Dakar.
Ce pari a été réussi parce que, pendant trois jours, les musiciens africains, américains, et européens se sont succédé sur le podium de l’Institut pour égayer le public des belles mélodies de Jazz.

Vendredi soir, deux artistes le sénégalais Baba Hamdy et Devin Philips des Etas Unis d’Amérique se sont produits au théâtre de verdure de l’institut. Baba est monté sur scène aux environ de 21 heurs et a proposé cinq morceaux dont quatre de son dernier album. Les fans venus à cette soirée ont accompagné leur musicien en battant des mains ou en effectuant des pas de danses pour d’autres. Baba Hamdy est monté deux fois sur la scène de l’institut culturel français pour partager sa musique avec le public sénégalais et occidental. Le musicien sénégalais en grand connaisseur du jazz a indiqué que cette musique dont l’origine est à chercher aux Usa est transformé et déformé parce qu’elle a quitté l’Amérique pour d’autres continents.

« Les artistes de ces continents ont essayé d’apporter leur touche en l’adaptant à leur culture. C’est d’ailleurs ce que je fais car il y a du mbalax dans ma musique » a-t-il expliqué. Le musicien américain Devin Philips est monté sur scène vers 22 heures. Cet artiste qui porte des dread locks (longues mèches de cheveux à la mode rasta) et ses collaborateurs sont entrés dans le vif du sujet en proposant quelques morceaux de leur répertoire. Dans l’un de ses morceaux poignant, l’artiste américain rend hommage à sa grand-mère, une femme battante qui a su élever dignement ses enfants malgré les difficultés de la vie. Le Jazz a raisonné vendredi soir dans tous les coins de l’Institut français de Dakar. Un public cosmopolite est venu applaudir l’artiste américain qui a fait parler son talent. Le programme de ce festival a été clôturé samedi par les artistes Bonganiand Mpho de l’Afrique de Sud et Nubox de l’Allemagne. Le directeur du festival international Jazz de Dakar, le journaliste et animateur à la Rts, Michael Soumah a tiré un bilan positif de cette 3e édition. Il a estimé que les groupes invités ont été à la hauteur. Il a dit son ambition de travailler pour que Dakar ait un festival de Jazz à l’image de celui de Saint-Louis, car ce serait un plus pour l’agenda culturel sénégalais. Il a rappelé que le Sénégal est un grand pays de Jazz avec des artistes très connu au niveau international.

Eugène KALY

Article Source : lesoleil.sn