baaba maal 2A l’occasion de la fête de la korité, Baba Maal a tenu un show au Cices pour le compte de l’Association pour le Développement de Diatar. En effet, après la marée de Yela déversée généreusement sur la scène, Monsieur Maal a tenu un face à face avec la presse dans les locaux du Cices pour présenter exclusivement son mouvement citoyen Naan-k.

Où, bien évidemment après avoir présenté ses vœux au peuple sénégalais, le chanteur, sans ambages annonce que le but de ce mouvement citoyen « c’est de donner la possibilité à Baba Maal, de tout ce que j’ai eu à affaire individuellement au Fouta et un partout dans le monde avec la collaboration d’organisations internationales, d’Ong et de fondations très célèbres » dit-il,  « avant de revenir à la base, de partir avec des partenaires qui ont la même vision que moi, des gens qui croient en la paix, qui veulent se débarrasser de la peur, de la haine, de la jalousie, et qui veulent travailler pour un futur meilleur » dixit-il, parce que selon lui, c’est capital que « l’être humain retrouve sa dignité », celle-ci dit-il n’est rien d’autre que de « pouvoir travailler décemment, de se nourrir et de nourrir sa famille, de se protéger et de faire ce dont on a envie sans déranger les autres. »
Naan-K, l’appellation du mouvement est une abréviation en Pulaar, car selon le chanteur de « Thiaroye Gare », « le Pulaar est une langue internationale ». Il faut donc entendre par Naan-k, le « N » se traduit par l’élevage, le premier « A » par l’agriculture, le second « A » c’est la pêche, « N » c’est la culture et le « K » c’est la technologie ; parce que dit Baba : « le développement ne peut pas aller sans l’agriculture, la pêche et l’élevage », renchérissant que « la culture doit être le moteur » avant de conclure que « nous avons le droit par rapport à l’époque que nous vivons d’utiliser les nouvelles technologies pour avoir une agriculture moderne, une pêche moderne et un élevage bien structuré, mais aussi d’avoir des artistes qui portent bien les messages pour les divulguer à travers : la télévision, la radio, l’internet … »
Par ailleurs, Baba n’exclut pas d’entrer en politique, car dit-il « si le mouvement propose demain une alternative à ce qu’on décrit comme étant politique, alors pourquoi pas » si c’est pour apporter le développement.

Moustapha KORERA, DAKARMUSIQUE.COM
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