djolof reggae festC’est le Grand et magnifique Théâtre National qui a accueilli le Djolof Reggae Festival 2013. La commémoration de la mémoire de la figure angulaire de la musique reggae BOB MARLEY au Grand Théâtre avait des allures de défi qu’a bel et bien relevé et remporté le Djolof Reggae Festival.

C’est sur les jeux de lumière enchanteurs et enjoliveurs que le rideau a été levé pour que Metzo DJATAH mister Roots ‘’acoustiqueur’’, qui est à la croisée des styles, débute le show. Son passage fut marqué de rappel tel que « Bob Marley is the best », non sans montrer son engagement dans le panafricanisme à travers des lyrics émouvants.  Il s’en est suivi la prestation de Sister Celia ; SisterWouly, qui était en compagnie du très charmant Iba GAYE MASSAR, a seulement été étonnante avec sa belle et forte voix.
La découverte ou simplement l’artiste qu’on risquerait bien de donner la mention Excellent à l’unanimité à cette soirée est sans contesta Ombre Zion. Le bonhomme a surpris son monde par l’étalage de ses talents en chant, en danse et sa polyvalence rythmique comme mélodieuse. Sur une vibe reggae, tantôt blues, tantôt soul, décidemment très éclectique, il a en compagnie du FAGASU BAND secoué le Grand Théâtre comme aucun artiste.
Daddy Maky l’initiateur du programme de prendre de flambeau après Ombré Zion avec une belle prestation, rendant par moment hommage à Nelson Mandela, et confessant que «  quand on parlait du Grand Théâtre, les gens ses sont moqués de nous. » Sangue-Bi fut suivi de Naby, au courant du live de qui, le roi du Yela Baba MAAL est monté sur le plancher du Grand Théâtre avec unsymbolique standing ovation du public, il remit un Certificat de Reconnaissance à M. Amala DOUCOURE  pour service rendu au reggae. Etaient aussi de la fête le groupe TIMSHEL, Royal Messenger de la Gambie et Nubian Mady, qui d’ailleurs a clôturé la soirée avec du reggae dance hall.
Les reggamen se sont relayés sur la scène avec une énergie déconcertante, ils ont inondé le maillot comme il fallait au grand plaisir des fans. Chapeau bas à l’organisation qui a presque frôlé la perfection, même si le public n’est pas venu massivement assister à l’évènement, parce que le Grand Théâtre était à moitié rempli, quoique les prix d’entrée aient été baissés. Cela alerte quelque part que, qui veut ne rempli pas forcément le bijou national, alors une fédération des reggamen du pays autour de la prochaine édition serait envisageable.

Moustapha KORERA, DAKARMUSIQE.COM
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