adiouzaS’il y a une chose indéniable, c’est que les productions des artistes dans les clubs, stades etc. auront toujours d’énormes difficultés pour avoir des retours auprès des mélomanes et fans s’il n’y a pas une couverture médiatique ; celle-ci peut être assurée suivant différents domaines de diffusion : les chaines télés, radios, sites internet etc. On n’agite tout le temps le droit à l’information, ce droit est aussi de mise dans le domaine culturel.

Incroyable mais vrai, la bêtise de certain manageur desservira à toujours leur employeur. Le rôle de la personne qui gère les intérêts et la carrière d’un artiste ne se limite pas seulement à assurer des playbacks, à remettre le CD de l’artiste au Dj etc. sa mission est plus compliquée. Un manageur qui n’est pas au faîte des principaux canaux de promotion de son artiste n’est pas digne de manager qui que ce soit et lui-même y compris.
C’est avec un constat cuisant d’amateurisme poussé à son comble que M. Madické, manageur de Adjouza, le bec enfariné  a formellement empêché à Dakar Musique de prendre en photo la fille de Ouza qui se produisait au Just4U, parce que soit disant qu’il protégeait l’image de son artiste.
Là encore un débat se pose, est-ce les photographes les vicieux ou est-ce que les artistes les malhonnêtes ?Par exemple si l’artiste est habillé de façon très sexy et se produisant sur un tréteau, mais là le photographe n’a pas besoin de se pencher ou d’aller chercher loin, car la chanteuse offre à son objectif malgré lui…
Il faut toutefois avoir à l’esprit que les maisons de presse n’ont pas toutes la même ligne éditoriale, si certaines sont people, politique, potins, d’autres sont culturelles et n’œuvrent que pour le bien des artistes, en ne s’intéressant qu’à leur talent et non pas à leur personne.
La faute n’est pas à imputer à Adjouza ou encore à la légende vivante M. Ouza Diallo, mais il faudrait que tout artiste essaye de s’accorder les services de manageurs professionnels et seulement imbus du rôle de gérer avec soin les intérêts de l’artiste. Des manageurs comme Madické infestent le paysage culturel, en outre leur amateurisme ne fera qu’atténuer considérablement l’évolution de l’art et de l’artiste.

 

Moustapha KORERA, DAKAR MUSIQUE
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