grand corps malade 2Le second jour des manifestations du Tandem-Paris-Dakar s’est tenu ce vendredi 14 juin à la Biscuiterie de la Medina. Tout a commencé avec Dj Nelson ; ce dernier, devant quelques spectateurs a fait étalage de son savoir faire en matière de mix, de scratch etc. emportant le public de la musique rap à la techno en passant le R&B, bref il a procédé à la revue des genres musicaux non sans capter ses spectateurs avec danses et tours de passe-passe.

Il faut croire que la technique des grandes scènes est compliquée, car après cette 1re prestation de Dj Nelson, Cana Basse aka Basse The Boss annoncé plusieurs fois par Y-DEE le présentateur du soir, n’a pas pu se produire en live à cause de problèmes techniques, mais toutefois avec du play-back comme à l’ancienne et du a capella par des moments, le rappeur de Buzz Lab a enflammé son public, et décoché comme à l’accoutumé des flèche à ses détracteurs.
Avec un public qui est enfin venu remplir la Biscuiterie, Sala Ngarri & Zeinix, un duo authentique, par leur entremise, le slam vient succéder au rap. Cette 1re page slam du livre de du soir à écrire a fait prendre bien des notes, car ce tandem a déclamé des poèmes magnifiques ; tantôt chantant les avantages de faire parti de la gente féminine, tantôt condamnant les dérives de l’Homme face à la nature.
Le show était décidemment parti pour prendre de l’altitude du fait que le collectif ‘’Vendredi Slam’’ avec Minuss et acolytes, la musique slam est apparue jeune, charmante, envoutante et à des moments pédante avec eux. Tout cela pour dire que le collectif ‘’Vendredi Slam’’ a agréablement charmé son monde.
Avec Matador de WA BMG 44, la soirée pris une autre envergure ; lui connaissant une qualité surprenante dans ses productions live, le rappeur et slameur a mouillé le maillot comme il se devait. Un tsunami lyrical, des paroles savantes très engagées, le tout sur fond d’intonations ahurissantes décrivent le plus sa prestation.
Un ténor pour un autre, après les longs applaudissements du public pour Matador, Awadi reprenait le flambeau au bonhomme sur la scène.
Une fois de plus la star de la soirée s’est faite désirer, mais pas volontairement, car c’étaient les problèmes techniques qui récidivaient. Seulement à quelques minutes de sa montée sur le tréteau, le public semblait ne plus pouvoir attendre une minute de plus, car à l’unissons on criait « Grand Corps Malade, Grand Corps Malade etc. ». Un petit moment après, tout était rendrait dans l’ordre, l’on apercevait enfin en vrai Fabian ; s’avançant avec sa une canne, acclamations, cris, allégresse l’accueillait. On l’entendit dire en premier « Bonsoir Dakar ! ». Ensuite ce fut le début d’une soirée incroyable, rythme et poésie, en d’autres termes la musique salam s’exprimait par l’un des plus grand slameur de France, et avec la plus belle des manières. Plaisantantavec ses fans par à des  moments, allant même jusqu’à s’essayer à la chanson, Grand Corps Malade s’amuse en fait sur scène ; il se faisait visiblement plaisir, et concomitamment il faisait plaisir à ses inconditionnels. Pour un 1er concert à Dakar, Grand Corps Malade mérite bien une excellente note, en plus d’avoir été  sympa avec son public, le monsieur à inonder le maillot quoiqu’il devait prendre l’avion tout de suite après le show.

Moustapha KORERA, DAKARMUSIQUE.COM
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